Métaphores

« La métaphore est une figure de style qui s’adresse à l’imaginaire de la personne, plutôt qu’à sa logique. Ainsi, elle devient active à l’intérieur de l’inconscient en un processus semblable à celui des rêves. A la base, elle est une comparaison dont on a omis le mot « comme », donnant ainsi une puissance évocatrice de l’image »[1]

 

En tant que consultant, nous utilisons la métaphore pédagogique. Une image vaut en effet mille mots. Le pédagogue recherche souvent l’image qui représente le mieux la réalité qu’il expose. La métaphore prend ainsi place dans l’enseignement et dans la relation éducative. Elle introduit des analogies[2] qui facilitent la compréhension d’un concept. En introduisant des éléments analogiques, on permet d’intégrer profondément des connaissances. L’apprentissage est également plus gratifiant. (Extrait de mon mémoire en psycho-éducation).

[1] Michel Kerouac, Métaphore avec ou sans hypnose, 6e Edition, Edition Satas, 2016, p. 47

[2] Rapport existant entre des choses ou entre des personnes qui présentent des caractères communs ; ressemblance, similitude, définition du Larousse, http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/analogie/3222

Exemple d’histoire métaphorique écrit sur mesure pour une cliente :

Métamorphose

Il était une fois, dans le Royaume Mely-Melo, des milliers d’êtres heureux. Tous les sujets de ce pays, étaient destinés en grande partie à devenir des fées . Parfois, ils quittaient le pays pour répondre au besoin de l’homme qui se trouvait en difficulté.

Jade, une jeune apprentie fée, venait de finir sa 1er école de magie. Elle ignorait comment déployer ses ailes. Elle avait de la peine à se déplacer et pratiquer sa féérie. Elle cherchait un endroit où elle pourrait apprendre à voler seule. Elle était passionnée et persévérante, même si elle devait marcher des km pour pouvoir exercer son art, rien ne pouvait l’arrêter.

Lors de l’un de ses déplacements dans un autre pays, elle croisa une Farfadette magique qui se nommait Stacy.

Stacy lui demanda :

  • « Comment se fait-il que tu n’utilises pas tes ailes ? »

Jade lui répondit :

  • « Dans mon école de fée, ils m’ont appris la magie, mais rien sur comment déployer mes ailes. »

Stacy lui dit :

« Je connais un endroit, où l’on peut t’aider. Va après la 3e colline, tu trouveras une école qui te permettra d’évoluer et surtout d’apprendre à voler ».

Jade décida d’écouter les bons conseils de Stacy, et voir comment elle pourra grandir avec d’autres fées d’un autre environnement.

Arrivée à l’école, elle s’y sentit bien. Chacun avec son univers, amenait sa note de musique. Elle apprenait énormément des autres. La 1er année, passa en grande vitesse et elle se posait la question : suis-je à ma place ? Elle avait hâte de pouvoir utiliser ses ailes, mais elles ne scintillaient encore pas. Son cerveau travaillait trop vite, et parfois son esprit s’embrouillait…

Un grand magicien, lui dit un jour :

« Jade prend le temps de savourer chaque instant, tu es sur le bon chemin, mais tu veux aller plus vite que la musique…prends soin de toi… »

Elle était trop dispersée pour pouvoir comprendre le message.

Elle faisait d’énormes sacrifices pour pouvoir rester dans cette école. Elle travaillait dans une usine de poudre magique. Elle était éreintée…mais plus, elle avançait, plus elle avait envie de pratiquer…sa passion …mais un jour un drame arriva….

En voulant passer par son raccourci favori pour se rendre chez elle, elle bouscula le carrosse d’un sorcier maléfique…. Celui-ci , furieux, lui jeta un sort et la transforma en chenille.

Elle s’écria : « Comment vais-je avancer sans mes ailes !?! Mon rêve est perdu. Comment vais-je réussir à mon école de fée et continuer mon travail ? »

Chaque jour, elle dut ramper pour se déplacer…. Les centimètres paraissaient des mètres, et les mètres, des km. Elle était épuisée et donc elle était obligée de se reposer.

Elle cacha tous les miroirs pour ne plus voir son image.

Toutefois, elle se sentit, comme le Phenix qui renaissait de ses cendres. Elle apprit à apprécier chaque instant, à se reposer et d’être patiente avec elle-même. Grâce à l’amour de sa communauté et sa force de caractère, elle avança, sans s’apitoyer sur son sort. Elle avait oublié le fait de ne pas pouvoir voler et se contentait de ce qu’elle avait. Mais ce dont elle était sûre, c’est qu’elle avait sa place dans cette école, et qu’elle faisait ce qu’elle aimait.

Les années passèrent, et grâce à son travail acharné, elle obtint son diplôme de fée…elle se sentit vraiment transformée et un jour en passant devant un miroir, elle s’aperçut qu’elle n’était plus la petite chenille, et que le charme s’était brisé. Elle était devenue une magnifique fée, avec des belles ailes scintillantes.

Depuis ce jour, les habitants de Mély-Mélo racontent qu’elle survole le pays des hommes. Mais cela est une autre histoire….

Attention :  Les droits de cette métaphore sont réservés au nom de Giuliana Giorgianni.